À la suite des attentats sanglants de Paris, dans la soirée du 13 novembre, une minute de silence a été respectée dans toute la France le lundi 16 novembre à midi.

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Sous galeries

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Photos Didier Joube

 

La déclaration du Maire


À l’appel du Président de la République, aujourd’hui, à midi, toute la France se recueille en mémoire des victimes des six attentats de vendredi soir à Paris qui ont fait 129 morts, 352 blessée dont 42 encore en réanimation.
Nos premières pensées vont aux familles des victimes et à leurs proches

Il y a dix mois, presque jour pour jour, à la même heure, nous étions déjà réunis ici même.

Les terroristes avaient alors agressé la Liberté en massacrant les journalistes de Charlie hebdo.Nous avions le sentiment d’avoir perdu des êtres proches car leurs noms nous étaient connus et nous accompagnaient depuis notre enfance. Cependant, des voix se sont élevées pour dire qu’elles n’étaient pas journalistes à Charlie hebdo.

Les terroristes avaient alors agressé l’Égalité en assassinant à l’Hyper cacher. Nous avions le sentiment de revivre les pires heures de notre histoire quand les juifs étaient victime de l’holocauste. Cependant, quelques-uns se disaient encore qu’ils n’étaient pas juifs.

Vendredi soir les terroristes ont agressé la Fraternité en mitraillant aveuglément des terrasses de cafés, des salles de restaurants, une salle de spectacle et en s’attaquant, heureusement sans succès, au Stade de France durant un match amical.
Autant de lieux d’échange, de partage et de convivialité qui témoignent de notre manière de vivre en France.

Les victimes ont été choisies au hasard, elles sont de tous âges, de toutes origines, de toutes couleurs, les unes étaient chrétiennes, musulmanes ou juives, les autres ne croyaient pas en Dieu. Mais elles avaient toutes le point commun de vouloir vivre dans la paix et le partage.C’était vous et moi.

Sans doute, depuis deux ou trois décennies nous nous étions assoupis. Nous avions le sentiment de vivre dans un pays «  où les gens au creux des lits font des rêves ». Sans doute, certains d’entre nous, accablés par la vie quotidienne et un avenir obscur, ont perdu de vue les idéaux de le République, ou se fourvoient dans un prêt à penser meurtrier.

Dans un instant, après la minute de silence que nous allons respecter, retentira l’hymne national. Les paroles de La Marseillaise ont plus de 200 ans et peuvent paraître guerrières dans un monde de paix. Pourtant, aujourd’hui elles résonnent de manière particulière.

Contre nous de la tyrannie
L'étendard sanglant est levé
Entendez-vous dans nos campagnes
Mugir ces féroces soldats?
Ils viennent jusque dans vos bras.
Égorger vos fils, vos compagnes !
Aux armes citoyens.

Face à la barbarie, nous nous levons et nous défendons avec détermination nos idéaux de Liberté, d’Égalité et de Fraternité.

Raymond Rodriguez