Chèvre

Gauriac s’est développé à partir du domaine de Gabrius (du gaulois gabros : chèvre), un riche propriétaire terrien de l’époque gallo-romaine, dont la propriété se dénommait Gabariacum ou villa Gabrii et se situait au lieu-dit La Couture. Le village apparait ensuite sous le nom de villa Gavriacus dans un écrit du VIIe siècle. Il deviendra ensuite Sanctus Petrus de Gauriaco de Taur au XIVe siècle puis Gauriaco de Roqua de Taur.

 

Ce que les romains appelaient villa était constitué d’un ensemble de bâtiments se dressant au centre d’un fundus, immense exploitation agricole couvrant parfois une centaine d’hectares utilisés pour l’ager (culture des céréales et des fruits) et le saltus (élevage).

Les villae étaient toujours isolées, contrairement aux hameaux gaulois qui regroupaient plusieurs fermes. Elles étaient généralement installées près d’une route ou d’un point d’eau, à flanc de coteau, pour permette au maître de surveiller le domaine. La villa était divisée en deux groupes de constructions. La pars urbana, ou habitation du maître, et la pars rustica ou agraria où se dressaient les bâtiments agricoles (forges, remises…) ainsi que les logements de travailleurs dont la réunion forma ensuite le village qui prit souvent le nom du domaine, ce fut le cas chez nous. Il existait également une pars fructaria, où on entreposait les récoltes fruitières.

 

Deux villages frères

Non loin de chez nous, le village de GAURIAGUET signifie littéralement le petit Gauriac .

Autrefois, il était fréquent qu’un groupe de personnes quitte un village (surtout en période de surpeuplement, comme entre le XIe et le XIIIe siècle) et aille défricher, à quelque distance de là, de nouvelles terres où naissait bientôt un hameau.

Pour le baptiser, on s’inspirait souvent du nom du village d’origine. Ce fut, semble-t-il, le cas pour Gauriaguet.

On notera avec intérêt que le site internet du village de Gauriaguet propose une toute autre explication.

 

D’après Jean-Marie CASSAGNE et Mariola KORSAK
Origine des noms des villes et villages – Gironde
Éditions Jean-Michel Bordessoules (2001)