La Commune de Gauriac mène une politique financière volontariste basée sur :

  • une maîtrise des dépenses de fonctionnement, ;
  • le maintien d'investissements structurels aux meilleurs coûts et toujours dans l'intérêt général ;
  • la recherche de financements extérieurs ;
  • la limitation des taux communaux des impôts.

 

Le contexte financier en 2020

 

Dégrèvement de la taxe d’habitation

En 2020 le dégrèvement complet de la taxe d’habitation touche 80% des foyers pour leur résidence principale. Les autres foyers devant être, quant à eux, dégrévés d'ici 2023.
          Attention : les résidences secondaires et les logements vacants ne sont pas concernés par ce dégrèvement.
Ce dégrèvement est bien entendu très bien accueilli par les contribuables. Il sera compensé par la perception par la commune des taxes foncières du département. Il pose cependant au moins deux problèmes pour les communes.
- Les seules recettes maîtrisées par les communes sont désormais celles provenant des taxes foncières. Cela entrave la libre administration des communes qui ont de plus en plus de difficultés à maîtriser leurs recettes. Celles-ci dépendent en effet de plus en plus des subsides que l’État veut bien leur accorder.
- Seuls les propriétaires payeront des impôts locaux. La plupart des locataires en sont dispensés. Cela crée deux catégories de citoyens. Les uns payant les services communaux, les autres ne faisant que les utiliser.

Baisse chronique de la Dotation globale de fonctionnement (DGF)

La DGF est la somme de plusieurs dotations : Dotation forfaitaire, Dotation de solidrité rurale et la Dotation nationale de péréquation. Ces dotations ne sont pas une aide volotaire de l'Etat mais ont pour objet de compenser le manque à gagner des communes quand d'anciennes taxes locales leur ont été supprimée au profit de l'Etat. Il était alors convenu que leur produit serait maintenu sous forme de dotations. Ce fut un marché de dupes. Loin d'être actualisée, cette ressource a subi une lente érosion jusqu'en 2014, date à laquelle deux gouvernements successifs se sont servis de l'argent des communes pour combler le déficit budgétaire de l'Etat. Bien que ce hémorragie semble aujurd'hui arrêtés on notera que, pour notre commune, la DGF a diminué de 26% en 7 ans.
Cette austérité imposée aux communes les conduit à réduire leurs dépenses et à se concentrer sur leur survie financière. Cela se traduit d’abord par une réduction des investissements à laquelle Gauriac n’échappe pas. Conséquence directe, moins de travail pour les entreprises locales, ce qui n’arrange pas la situation de l’emploi. Curieux redressement.

Un équilibre budgétaire très contraint
Le budget de fonctionnement d’une commune ne laisse que très peu de marges de manœuvre. En effet il est difficile d’augmenter librement les recettes de fonctionnement qui, pour plus de 80%, proviennent des dotations de l’État (que nous ne maitrisons pas)) et des impôts et taxes que l’on ne peut pas augmenter à loisir. Il en est de même des autres produits de gestion courante. Quant aux dépenses de fonctionnement, elles sont toutes obligatoires. On peut évidemment essayer de diminuer les charges à caractère général, mais on fait cela depuis des années et la méthode atteint ses limites.

 

Le budget primitif 2020

Le budget communal se présente en deux parties. Chacune doit être équilibrée en recettes et en dépenses.

  • Le budget de fonctionnement qui finance les dépenses quotidiennes et obligatoires de la Commune (salaires du personnel, travaux d'entretien, factures d'électricité, de carburant, de téléphone, assurances, participation aux syndicats intercommunaux, intérêts des emprunts...). En recettes il est principalement alimenté par les impôts locaux et par les dotations de l'État.
  • Le budget d'investissement qui finance les achats de gros matériels (informatique, gros outillage, véhicules...), les travaux importants (voirie, bâtiments communaux...) et le remboursement en capital des emprunts. En recettes, il est alimenté par les excédents de fonctionnement de l'année précédente (capacité d'autofinancement), des subventions (Département, Région, État...) de plus en plus rares et d'éventuels emprunts.

 

Budget légende

S'agissant d'un budget prévisionnel, la hausse des postes de dépenses par rapport aux résultats des années précédentes n'est qu'apparente. En effet, le montant de la plupart de ces postes n'est pas connu avec exactitude au moment du vote du budget. Cela conduit le Conseil municipal à prévoir pour chacun un maximum dépenses afin d'éviter toute mauvaise surprise. Bien entendu, en cours d'année, les dépenses sont réalisées au plus juste. La précaution est inverse pour les recettes. En fin d'exercice les sommes excédentaires viendront abonder la capacité d'autofinancement disponible pour l'année suivante.

Budget légende

 

Deux investissements majeurs en 2020

Le cabinet médical (65 000 € TTC). Récemment achetée par l’intermédiaire de l’Établissement public foncier de Nouvelle-Aquitaine, l’ancienne pharmacie va être transformée en cabinet médical. Ce bâtiment pourra accueillir trois médecins dont au moins deux généralistes. Les travaux vont commencer prochainement. La Mairie recherche activement deux nouveaux médecins généralistes qui pourront s’installer dans des conditions financièrement et professionnellement très favorables.

Le Plan de gestion du Mugron (24 000 € TTC) sera mis en chantier dès le mois de septembre avec le concours du Département. Prochainement classé en Espace naturel sensible local le Mugron bénéficiera  ainsi d’une gestion efficace permettant d’en valoriser la valeur environnementale tout en permettant un usage public (promenade et activités sportives). L’élaboration de ce plan s’étalera sur 18 mois de manière à tenir compte de s cycles annuels de faune et de la flore.

Les autres investissements prévus en 2020
- École (28 000 €) : sol et mobilier de la bibliothèque, classe de TPS.
- Autres bâtiments communaux (63 800 €) : tables du préfabriqué, peinture de La Gabare, toiture et matériel informatique de la mairie, outillage, église (traitement anti-humidité et cloches travaux en régie).
- Aménagements extérieurs et voirie (45 540 €): entretien des routes, radar pédagogique, opération Jardiner la rue, lavoir du Sartre
- Opérations foncières (9 800 €)