La Commune de Gauriac mène une politique financière volontariste basée sur :

  • une maîtrise des dépenses de fonctionnement, ;
  • le maintien d'investissements structurels aux meilleurs coûts et toujours dans l'intérêt général ;
  • la recherche de financements extérieurs ;
  • la limitation des taux communaux des impôts.

 

Le contexte financier

Comme il l'avait annoncé l'État a, cette année encore, diminué sa dotation globale des fonctionnement (DGF) aux communes. Bien évidemment Gauriac n'y échappe pas. Cependant, comme pour les autres petites communes, un mécanisme compensatoire (hausse de la dotation de solidarité rurale)  a permis de limiter les dégâts. Toujours est-il que le compte n'y est pas. 

 

  2013 2014 2015 2016 2017
 Dotation forfaitaire 121 535 116 089 103 936 92 000 86 173
 Dotation de solidarité rurale (DSR) 19 134 20 333 24 000 27 214 33 705
 Dotation nationale de péréquation  26 116 27 752 29 610 27 319 25 167
 TOTAL 166 788 164 174 157 546 146 572 145 045

Évolution de la dotation globale de fonctionnement. La DGF est en fait la somme de plusieurs dotations (Dotation forfaitaire, Dotation de solidrité rurale (elle même subdivisée en DSR péréquation et DSR cible) et la Dotation nationale de péréquation)

Ces dotations ne sont en rien une aide volontaire de l'Etat. Elles sont un dû.  Elles ont en effet pour objet de compenser le manque à gagner des communes quand d'anciennes taxes locales leur ont été supprimée au profit de l'Etat. Il était alors convenu que leur produit serait maintenu sous forme de dotations. En fait ce fut un marché de dupes. Loin d'être actualisée, cette ressource a subi une lente érosion jusqu'en 2014, date à laquelle le gouvernement a finalement annoncé une baisse programmée de la DGF pour combler son déficit budgétaire.

Pour 2018, les annonces gouvernementales n'incitent pas à l'optimisme. La suppression progressive, sur trois ans, de la Taxe d'habitation entrainera une perte conséquente pour les communes sans qu l'on sache comment elle ser compensée, pour autant qu'elle le soit. Pire, le Président de la République a annoncé une nouvelle baisse des dotations pour les collectivités (13 milliards en 5 ans à l'échelle nationale).

Cette cure d’austérité sur la mode des purges des médecins de Molière répond au dogme de la réduction des dépenses publiques sans se soucier le moins du monde de la satisfaction des besoins de la population. L’austérité imposée aux collectivités locales les conduit à réduire leurs dépenses et à se concentrer sur leur survie financière. Cela se traduit d’abord par une réduction des investissements à laquelle Gauriac n’échappe pas. Conséquence directe, moins de travail pour les entreprises locales, ce qui n’arrange pas la situation de l’emploi. Curieux redressement. C’est préoccupant.

 

Le budget primitif 2017

Le budget communal se présente en deux parties. Chacune doit être équilibrée en recettes et en dépenses.

  • Le budget de fonctionnement qui finance les dépenses quotidiennes et obligatoires de la Commune (salaires du personnel, travaux d'entretien, factures d'électricité, de carburant, de téléphone, assurances, participation aux syndicats intercommunaux, intérêts des emprunts...). En recettes il est principalement alimenté par les impôts locaux et par les dotations de l'État.
  • Le budget d'investissement qui finance les achats de gros matériels (informatique, gros outillage, véhicules...), les travaux importants (voirie, bâtiments communaux...) et le remboursement en capital des emprunts. En recettes, il est alimenté par les excédents de fonctionnement de l'année précédente (capacité d'autofinancement), des subventions (Département, Région, État...) de plus en plus rares et d'éventuels emprunts.

 

Budget légende

S'agissant d'un budget prévisionnel, la hausse des postes de dépenses par rapport aux résultats des années précédentes n'est qu'apparente. En effet, le montant de la plupart de ces postes n'est pas connu avec exactitude au moment du vote du budget. Cela conduit le Conseil municipal à prévoir pour chacun un maximum dépenses afin d'éviter toute mauvaise surprise. Bien entendu, en cours d'année, les dépenses sont réalisées au plus juste. En fin d'exercice les sommes excédentaires viendront abonder la capacité d'autofinancement disponible pour l'année suivante.

Budget légende

 

Investissements prévus en 2017

École travaux divers, classe numérique, photocopieur : 21 000 €
Atelier matériel et outillage : 5 000 €
Bâtiments communaux travaux en régie, rénovation de logements, panneau de basket au gymnase, déshumidificateur de l'église, travaux divers au préfabriqué et à la Gabare : 46 000 €
Voirie points à temps, mur du chemin des troglodytes, travaux en régie : 13 375 €
Réseaux viabilisation du Grillet, éclairage public tranche 2, assainissement du garage municipal : 82 486 €
La Plaine études et viabilisation, programmiste : 442 000 €
Aménagements extérieurs  plantations : 3 000 €
Opérations foncières maison Chaillou, terrains (Clou, Grillet, Périchou) : 30 800 €