Les carrières

 

À Gauriac, l'exploitation de la pierre est attestée depuis la période gallo-romaine, en témoigne le Palais Gallien, à Bordeaux, qui a été construit avec de la pierre issue de nos carrières. Cependant, ce n'est qu'à partir du XVIIe siècle que l'activité des carriers s'est développée avec les importants besoins en matériaux de la ville de Bordeaux notamment.

De l'exploitation des carrières, qui s'est terminée au début du XXe siècle, il reste à Bordeaux de magnifiques monuments et chez nous un sous-sol caverneux et parfois instable.

La quiétude du hameau de Perrinque était menacée par la présence de carrières souterraines qui risquaient de s'effondrer. À la suite d'une longue bataille administrative, grâce à des travaux de confortement, le premier trimestre 2006 a vu la fin de beaucoup de soucis.

Ces notes sont un coup de cœur, une tentative de maintien et de sauvegarde d'un passé cher à tous, patrimoine à transmettre de génération à génération, glané de ci de là avec une indolente passion dans les archives communales, départementales, " quelques livres de raison " les livres d'exploitation de la famille Viaud (Pierre 1766-1834, Jean 1797-1860, Jean-Clément 1826-1894).

Témoignage de Raymond POUGET. Mon père  commandait le fumier aux écuries de Touraine ou à celles de l’armée de Saumur : c’était un fumier de qualité car les chevaux étaient bien nourris. Seul ce type de fumier était bon pour faire pousser les champignons.

Depuis plus d'un siècle, les carrières sous Gauriac, dites en langage du pays, Rouqueys, fournissent la pierre aux constructions de Bordeaux, celle provenant de cette ville ayant été rapidement épuisée. La pierre, en Gascon s'appelle la Roque. On appelle de même toute le côte, depuis Plassac jusqu'à Bourg. Elle est exploitée par des carriers, qu'on appelle ici pierriers